:: Mongolie
juin 11th, 2011 | in
Mongolie,
Voyages |
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Jeudi 10 mars, réveil vers 9h avec un gros coup de froid, très mal dormi. La veille pour le déménagement des yourtes je me suis un peu trop dévêtu, me voila en petite forme. petit déjeuner réduit, je sort tout de même faire une ballade aux alentours en ayant pris soin de mettre ma chapka. La journée est ensoleillée mais le froid mordant, je fatigue vite et rentre sous la yourte. Ulaanaa qui reste avec moi m’apprend un jeu de carte et un jeu à base d’osselet. Ce soir je ne traine pas.
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Vendredi 11 mars, j’ai toussé une partie de la nuit, cela ne vas pas vraiment mieux, Je prend du doliprane et un médicament que me propose la maitresse de maison.Une grande ballade est prévue aujourd’hui, je reste sous la yourte avec la famille. Ulaanaa qui est allé au village me ramène un médicament qui me dit-il va me remettre d’aplomb en 24h, je joue le jeu. Le reste du groupe rentre en fin d’apés-midi. Les 2 ainés viennent nous rejoindre pour passer le week end en famille. La maman et ses 2 fils nous concoctent un dessert à base de lait, âcre, que j’apprécie.
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Samedi 12 mars, Nous prenons ce matin la route de retour à Oulan Bator. En fin de nuit une tempête de vent me réveille, elle fait vibrer les toiles de la yourte, à l’extérieur le sable et la terre mêlés empêchent de voir à plus de 3-4 mètres. Vers 8h la neige se met à tomber et s’ajoute au sable. C’est dans cette purée qui colle au pare-brise que nous quittons le camp vers 9h. Nous sommes obligés de prendre la route car notre vol retour est pour demain Je ne prendrai qu’un verre d’eau chaude car pas d’appétit. Finalement quelques heures plus tard la neige cesse, ce qui nous donne une meilleure visibilité. Stop à midi dans un resto route où je ne prendrai qu’un jus de fruit, je vais mieux mais ne peux rien ingurgiter. Arrivée à Oulan Bator vers 18h, je monte à la chambre, prend une douche bien méritée et me mets au lit jusqu’au lendemain.
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Dimanche 13 mars, Ulaanaa avait raison, son remède m’a remis sur pieds, après un frugal petit déjeuner, voila 2 jours que je ne me nourrissais pas, je me sens d’attaque pour un tour en ville. Oulan Bator est une ville sans charme, même si les restes de la période Soviétique ont disparu, l’architecture est banale, sans attrait, il y a du travail à fournir si l’on veut rendre cette ville accueillante.Déjeuner en ville avant le vol pour Pékin. Arrivée a 13h30 à l’aéroport où l’on apprend que notre vol aura 6h de retard, c’est paraît-il coutumier. Heureusement notre vol por Frankfort n’est qu’à 1h30 du matin, nous prenons donc ça avec le sourire. La compagnie Air China à affrété un bus pour nous déposer au Palace hôtel d’Oulan Bator où nous passerons l’apès midi. Un repas nous y est servi. S’ensuit un vol sans problème jusqu’à Marseille via Pékin et Frankfort.
Lundi 7 mars, Une yourte nous a été réservée, les 2 familles se sont réunies sous la même Ce matin, un petit déjeuner à base de poisson conservé en bocal, je ne m’en prive pas car depuis que je passe du temps au Ladakh plus rien ne m’étonne lorsqu’il s’agit de nourriture. Je sort faire un tour, on me propose de ramasser les crottes dans la bergerie, ce que j’accepte, tout heureux de participer aux taches du jour, je vais ensuite avec un outil spécial faire un tas de tous les poils de chèvre trainant un peu partout. Tous les animaux sont sortis pour la journée, seul un chevreau n’a pas suivi le troupeau, il me parait bien mal en point, pas de vétérinaires dans le coin, il meurt la nuit suivante, les hommes récupèrent le pelage tandis que les chiens vont se régaler de se frugal repas. Ciel d’azur aujourd’hui encore, froid et sec, peu de précipitation dans la région, 245 mm par an, la saison des pluies se résume au mois de juillet.
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Cet après midi va être festif sous les yourtes, en effet le plus jeune des garçons qui aura 4 ans cette année va se faire couper les cheveux pour la première fois, famille et amis sont invités pour la cérémonie. En arrivant la veille, je l’avais pris pour une fille. Attendre l’année de ses 4 ans donnera aux garçons une bonne robustesse. Une trentaine de personnes se retrouvent pour les agapes, chacun, après avoir coupé une mèche de cheveux de l’enfant lui offrira un cadeau et un billet, nous participons à ce rituel, les mèches ainsi coupées seront mises dans une Katakh ‘ écharpe de soie, principalement bleu en Mongolie ‘ et accrochées au plafond de la yourte. Il recevra également un poulain qui lui sera offert par un membre de la famille, souvent le grand père paternel. Nous aurons droit à un pur récital mongol, nous en profitons pour leur entonner quelques succès français, ce qui leur donne le fou rire. Belle journée pleine d’imprévus et de bonne humeur. En début de soirée arrivent 4 bergers, la cérémonie reprend pour la joie de tous car pour l’occasion on ressort une bouteille de vodka pour le rituel, le serveur rempli le petit verre qu’il passe à un invité qui lui rend une fois qu’il a gouté ou totalement bu le breuvage, ainsi de suite pour chaque invités.
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Je sortirai 2 fois cette nuit pour évacuer ce trop plein de liquide, ce qui me permet de profiter d’un ciel constellé de milliards d’étoiles qu’aucune lumière ne vient troubler, le froid ne suffit pas à me faire rentrer, c’est magnifique.
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Mardi 8 mars, Levé tardif pour Ulaanaa et moi, j’ai remarqué depuis notre départ que nous sommes toujours les derniers levés, il en faut bien…… Les autres sont au petit déjeuner. Plus tard dans la matinée nous participerons à la cérémonie de la fête des femmes qui correspond chez nous à la journée de la femme. Une bouteille de vin Bulgare au gout de framboise sera ouverte pour l’occasion. 5 femmes sont présentes avec Baïgalïmaa notre guide, le même cérémonial que la veille avec les verres de vodka. Cet après midi nos hôtes fond du rangement sous les yourtes car demain ils déménagent leur campement d’hiver pour celui d’été. Ils ne vont ps aller très loin, une dizaine de km en contrebas, ils y trouveront plus d’herbes pour les animaux et seront proche de la rivière.
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Cet après-midi la maman du jeune garçon part au village, demain une ambulance viendra la chercher pour l’amener dans un hôpital à 120 km pour préparer l’accouchement qui devait avoir lieu dans une quinzaine de jours, Ici pas d’échographie pour déterminer le sexe de l’enfant à naître.
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Le noir est fait sous la yourte, j’i du mal à trouver le sommeil, allongé sur le dos , ma pensée travaille, je regarde défiler les étoiles au travers de l’espace ouvert au plafond de la yourte, je me dis que je reviendrai bien seul, passer quelques semaines dans ce lieu, je m’endors avec cette idée en tête.
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Mercredi 9 mars, Ce matin nous participons au démontage des yourtes,Nous sommes un dizaine et cela se fait assez rapidement. On démonte entièrement la yourte pour pouvoir ensuite prendre le meubles, la porte d’entrée étant trop petite pour laisser passer les meubles. Le tout est chargé sur une camionnette et amené au camp d’été que l’on va déneiger avant d’y remonter la yourte. Le remontage est rapide lui aussi, un peu comme un mécano, en n’oubliant pas de disposer les meubles au centre. Il est 16h lorsque nous nous installons pour le déjeuner avant de prendre la route pour la vingtaine de km qui nous sépare de la nouvelle famille. Ulaanaa me permet de prendre le volant du véhicule, la piste enneigée vient vite à bout de ma façon de piloter, je cède le volant. Nous arrivons dans une famille de 5 personnes les parents et leur petite fille sont présents, les 2 garçons plus agés sont scolarisés au village et restent la semaine chez leurs grands parents. Plus tard quelques membres de la famille nous rejoignent pour le diner. Le camp est composé de 2 yourtes dont une nous sera réservée. L’électricité est distribuée par un panneau solaire, qui permet d’utiliser une ampoule et la télévision. L’eau est fournie par des blocs de glace que l’on va prélever dans la rivière, elle est ensuite stockée prêt des yourtes, on la consomme avec parcimonie.
Vendredi 4 mars, Aujourd’hui nous allons rendre visite aux parents de la famille qui nous accueille, ils passent l’hiver à une vingtaine de kilomètres d’ici dans une yourte en pleine montagne. Nous sommes reçus chaleureusement, nous n’échappons pas au cérémonial de la vodka. Au printemps, ils déménagent la yourte un peu plus bas dans la vallée et se rapprochent du village près d’un point d’eau pour les animaux, principalement des yaks, moutons et chèvres. Après un excellent déjeuner Mongol nous allons faire une ballade dans les collines voisines, de grands espaces arborés. Du haut des 2300 mètres nous avons une vue époustouflante sur de lointaine région Mongole. C’est magnifique d’imaginer que peu de gens ont foulé ces terres et qu’il faudra certainement laisser passer beaucoup de temps avant que ces régions ne soient sédentarisées. Ce qui prouve que sur notre belle planète nous pouvons encore découvrir de superbes régions où la vie est saine et belle. Le soleil nous darde de ses rayons, au retour nous traversons le troupeau de yaks, les moutons nous suivent pour rentrer à la bergerie. Encore une journée qui restera gravée en moi, ce couple est heureux. Un gouter nous attends au retour, je me régale avec la confiture d’airelle qui nous est servie avec du yaourt, le tout préparé par la maitresse de maison, un délice. Une petite heure de jeep nous ramènera à la maison pour un repas suivi d’une bouteille de vodka achetée au village, le liquide nous tiendra chaud, car comme au Ladakh il n’y a pas de chauffage la nuit dans les maisons ou yourtes, aucune des 6 personnes ne s’étant proposées pour alimenter le poêle.
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Samedi 5 mars, Retour à Mörön, la température remonte sous un ciel toujours d’un bleu éclatant. Un léger reproche pour la famille du village de Khatgel ou nous avons passé 3 nuits, elle a été pratiquement inexistante. Dans l’après midi visite de la ville, du monastère et de son grand marché.
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Dimanche 6 mars, Levé 5h30 pour une longue journée de jeep, nous nous rendons au village de Olziit au sud de Mörön, pour vivre une semaine dans des yourtes chez les nomades. Une traversée de la steppe Mongole sous le soleil et la neige. De très larges vallées vierges de toute nature, d’u blanc éclatant, parsemées de temps en temps de petites forêts. Après quelques heures de routes nous nous embourbons, il nous faudra une petite heure pour nous sortir de là à force de pelles et de bras. Nous croisons peu d’animaux hormis quelques troupeaux de mouton, chèvres, vaches et yaks. Arrivée vers 17h à Olziit, il nous faudra rouler 1/2 heure vers les montagnes pour trouver les yourtes. 2 familles de la même fratrie vivent sous les 3 yourtes, ils y vivent d’élevage. Très bon accueil, les animaux rentrent derrière nous de leur journée à brouter dans la nature, ils partent seul le matin et rentrent le soir pour la traite. 2 jeunes familles avec 3 enfants passent l’hiver ici, 2 des enfants sont scolarisés au village. Une des mamans attend un heureux évènement pour dans une quinzaine de jours.
Mardi 1er Mars, une précision sur le monastère de Ganden, construit en 1809 de style tibétain, 800 moines y résident avec plusieurs écoles pour les moinillons. Restauré dans les années 1990, une statue monumentale de Avalokiteshvara ( un des principaux bodhisattvas du bouddhisme du Grand Véhicule ) y réside, 26,50 mètres de hauteur. 1h15 de vol pour atteindre Mörön en début d’après midi, à bord d’un petit Saab 340. Notre nouveau chauffeur Ulaanaa nous attend avec un véhicule 4×4 russe. Notre guide Mongole Baïgalïmaa qui parle un léger français nous accompagne.
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Mercredi 2 mars, Après une nuit à Mörön, nous prenons la route pour les 100 km qui nous séparent du village de Khatgel, rive méridionale du lac Khöusgöl qui est le plus grand lac d’eau douce de Mongolie, gelé en hiver sur plus d’un mètre. Environ 135 km sur 36 d’une profondeur de 260 mètres à 1645 m d’altitude. Nous l’atteindrons 2h30 plus tard, nous y séjournerons 3 nuits dans une maison de bois. Accueil de la famille avec le traditionnel thé-biscuit. Nous filons pour les festivités qui dureront 2 jours sur le lac gelé. Beaucoup de monde, peu de touriste. beaucoup de constructions de glace qui passeront certainement ici le reste de l’hiver vu le degré de température . une majorité de villageois se sont déplacés en habit traditionnel, très colorés. Des yourtes ont été installées sur le pourtour, elles serviront de guinguettes pour les repas de midi. Plusieurs jeux et concours sont au programme. Une course de patinage de vitesse sur plusieurs kilomètres, beaucoup d’encouragement autour des participants qui peuvent être professionnels ou amateurs, que le meilleur gagne. De la musique Mongole pour donner un fond sonore crée une ambiance festive. Il est déjà 14h30, nous cherchons une yourte pour nous restaurer, soupe de légumes accompagnée de mouton, pâtes farcies au boeuf arrosé de thé brulant. Retour au lac après la visite d’un bateau pris dans les glaces du port. Différents jeux, un défilé de mode. Retour à la maison pour y prendre le repas du soir en attendant la nuit pour assister au spectacle du soir. Soirée techno, les mongols n’ont rien à nous envier pour créer l’ambiance tout autour d’un énorme feu de bois posé directement sur la glace, aux alentours de -20 -25° le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’est pas courant. Un Chaman ‘ prêtre magicien qui communique avec les esprits en utilisant les techniques de l’extase et de la transe ‘ vient clore la première journée. Longue et merveilleuse journée.
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Jeudi 3 mars, Matinée tranquille au village avant de retourner aux festivités. Toujours autant de monde, au programme, tir à la corde sur glace, pas évident, course de chevaux tirant un traineau, curling et bien d’autres activités. Déjeuner de soupe aux légumes et crêpes fourrées à la viande. Résultat du concourt de mode, un couple et leur jeune garçon en sont les vainqueurs, superbes costumes pour les trois à base de soie. 17h fin de ces 2 jours de liesse. Au retour nous faisons un stop dans une salle de lutte, un concourt y est organisé, tout le monde peut y participer. Olivier se jette dans l’arène, n’y restera que quelques secondes mais il a eu le courage d’affronter un Mongol. Diner à la maison, séance photos et dodo.