Lundi 25 juillet, voilà quelques jours qu’ont commencés les préparatifs pour le Gustor, festival de danse Cham, organisé par le monastère de Karsha. Répétition des danses par les moines tous les après midi. Il aura lieu les 28 et 29 juillet. J’ai pu me rendre à Padum ce matin pour consulter mes mails et faire quelques achats de légumes, il faut profiter lorsque les camions cachemiris arrivent au Zanskar pour faire provisions de vitamines, sinon le quotidien se bornerait à de la farine d’orge ou de blé, du riz, des lentilles et les légumes que les Zanskarpas peuvent faire pousser l’été, ils préfèrent les garder en stock pour le début de l’hiver, épinards, carottes, navets, choux, les petits pois viennent d’atteindre leur taille où l’on peut les cueillir, ils sont délicieusement sucrés et lors de ballades nous ne nous privons pas de les déguster, le surplus et ensuite réduit en farine.

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Mardi 26, nous recevons chez le Lama, la visite de mon amie française qui vient d’arriver de Leh avec son groupe pour RBM, ils viennent assister au cérémonies du Gustor.

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Mercredi 27, après midi de répétition générale, il y a déjà beaucoup de touristes. Pour les moines l’ambiance est encore à la détente.

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Vendredi 29, voilà, tout est terminé, il est 20h je remonte du village où je suis allez boire un thé dans une famille Zanskarpa. Le festival s’est déroulé à merveille, énormément de touristes, Nikon et Sony sont à la fête, la somme de tous ces appareils et objectifs permettrait aux villageois de vivre pas mal d’années. Hier le Lama a reçu quelques membres de sa famille de Choglamsar prés de Leh chez qui je vis lorsque je suis au Ladakh ainsi que sa famille de Langmi prés de Karsha. Ils m’ont proposé après les danses d’aller passer la soirée et la nuit à Langmi, le trajet se fera à pied mais ici dés que l’on bouge un peu la marche à pied est de rigueur. Très bonne soirée, j’adore me retrouver dans ces situations où l’on ne me regarde pas comme un étranger mais bien comme un membre de la famille à part entière. Mon comportement vis a vis d’eux en est certainement la cause, je vis à leur manière, mange leur nourriture, bois leur thé, ne me fais pas remarquer avec des vêtements voyants. Tout cela à permis je pense une intégration plus aisée, aussi bien au village qu’au monastère. Retour ce matin à Karsha, après le déjeuner, je me retrouve propulsé en invité pour la seconde journée du festival. Je me dois de revêtir ma Gonché, sorte de manteau couleur bordeaux en laine de mouton que portent beaucoup de Ladakhis. J’assisterai donc aux danses sur un balcon à l’étage parmi les invités Zanskarpas, le summum, assis sur une chaise… Moins de touristes aujourd’hui mais beaucoup de locaux venus assister à la partie la plus intéressante du festival. Deux belles journées que je commence à bien connaître puisque c’est mon quatrième festival.

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Samedi 30, journée de nettoyage et rangement, car beaucoup d’invités sont passés chez Lama Sandup, qui pour boire un thé qui pour prendre un repas, Lamo, la nièce du Lama est venue pour les deux jours se charger de la cuisine.

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Dimanche 31, la date me rappelle une fois de plus les fameux bouchons pour le chassé-croisé des vacanciers en France et ailleurs, nous n’avons pas ces problèmes ici, les pistes ne sont pas encore équipées de péages, le flot des touristes de passage ne génère pas la présence de policiers pour la surveillance des écarts de conduite. Aujourd’hui sera pour moi jour de lessive sur les escaliers en ciment montant aux temples, je reconnais que l’invention du lave linge a été une sacrée amélioration de la vie au quotidien, je me suis mis à jour car je retourne au Ladakh en principe le 5 août, je dis en principe car ici rien n’est sur, si ce n’est le 5 ce sera le 6 ou bien le 4. J’ai appris depuis le temps a me caler à ce rythme de vie, mais peut être ai-je une propension à vivre de cette façon, aussi loin que je me souvienne, je me suis rarement pris la tête jamais trop inquiété de se qui pouvait se passer, en fait je n’ai pas souvenance d’avoir mené une vie réellement carrée. Ma foi, cela ne me réussi pas trop mal. Certains diront: inconscience…. Pour répondre une nouvelle fois à mon fils qui un jour me demandé de me poser un peu, je ne suis pas fait pour une vie sédentaire, je le deviendrai lorsque la bonne fée qui veille sur moi me fera comprendre que je n’ai plus le choix. Mais avant, tant que j’en ai la force, je continuerai à errer, à la recherche de quoi….. la suite.