Mardi 5 octobre, c’est bien moi, hier j’ai pris les renseignements pour me rendre au rendez vous chez mon ami par le métro de Delhi, il devait me récupérer à une station prés de la maison de ses parents, mais une fois dans la rame, impossible de retrouver le papier sur lequel j’avais pris les notes, demi tour à mon hôtel pour essayer de lui téléphoner, la boutique internet était fermée, c’était pas mon jour. Je réserve un taxi pour l’aéroport, décollage demain matin à 4h15 pour Dubaï. Dans 24h je serai sur le sol français, mes pensées vont directement au Zanskar, content de rentrer mais pas heureux de les quitter…..
Une énorme surprise m’attend sur le vol Dubaï Paris, je suis entré parmi les premiers dans l’A 380 car j’avais une place complètement au fond, quelques minutes plus tard s’assoie près de moi un gars qui ressemble comme deux goutes d’eau à Anthony mon neveu, la surprise passée et voyant que j’hésitais il me saute dans les bras, car c’était bel et bien lui.
Il était venu passer quelques jours à Dubaï avec sa copine, connaissant mes dates de retour en France, il a fait coïncider son billet avec le mien. Il m’a évité de trop penser au retour. Il m’a ensuite accompagné à Lille chez ses parents où j’allais passer quelques jours. Encore une surprise, ma soeur et ma nièce sont venues passer le week end avec nous. Tout ne pouvait être rose, j’avais réservé d’Inde un billet de train pour le retour chez moi, je n’avais pas choisi le bon jour, mardi 12 octobre jour de grève nationale contre le projet retraite. J’ai du temps donc je ne suis pas inquiet, mais voila, à peine rentré me revoici plongé dans les tracas.
Cinq mois hors de France, des souvenirs pleins la tête, beaucoup de photos à trier et le prochain voyage à planifier.
Une citation de Milan Kundera : Et il n’est rien de plus beau que l’instant qui précède le voyage, l’instant où l’horizon de demain vient nous rendre visite et nous dire ses promesses.
Pour terminer ce récit un proverbe Tibétain : Le voyage est un retour vers l’essentiel.
Dimanche 3 octobre, une dernière soirée hier avec Stenzin, j’ai passé trois jours ici vraiment agréables, il me fait promettre de venir les voir l’année prochaine lorsque je serai à Leh, je tiendrai promesse. Un taxi vient me chercher ce matin pour l’aéroport, heureusement que Stenzin le connait car nous oublions de nous réveiller et mon vol décolle à 7h30, pas de toilette, pas de thé, juste le temps de s’habiller, le taxi nous attend devant la porte, nous arrivons à 6h45, obligé de griller un groupe de militaire qui rentre à Delhi, je n’aime pas jouer des coudes comme ça, mais aujourd’hui je n’ai pas le choix. Bon vol d‘1h20, le pilote nous gratifie d’un tour du stade où aura lieu ce soir la cérémonie d’ouverture des jeux du Commonweilth, me voici à Delhi. Le chauffeur de taxi qui m’amène à Majnu Ka Tila, quartier Tibétain à la périphérie de Delhi m’annonce 33°, je me déshabille dans la voiture, toujours pas de clim. Nous sommes dimanche, la circulation est fluide. Ma réservation à Wongden guest house est OK. Je monte vite fait prendre une première douche depuis des lustres, la dernière date du 25 juin ici même. C’est très revigorant, j’en avais vraiment besoin. Je file déjeuner d’un plat de boeuf aux légumes avec un Timok, sorte de petit pain rond cuit à la vapeur, accompagné d’un banana lassi, boisson à base de lait et banane, j’ai besoin de me remplumer, j’ai perdu toute ma graisse depuis 5 mois de ce régime, no charcuterie, no fromage, no viande, no alcool et très peu de sucrerie. Je conseille à tous ceux qui veulent suivre un régime amaigrissant de suivre celui çi, il n’est pas très frustrant, sans médicament, surtout très efficace. Pas besoin de concocter des menus à l’avance, légumes tant que l’on veut ainsi que des fruits, féculants à volonté, du thé du lait du pain, le tour est joué, cela pendant quelques mois, vous m’en direz des nouvelles. Je vais faire un tour sur le net, j’ai des nouvelles d’un ami Indien qui est arrivé hier à Delhi, il m’invite à passer un moment chez ses parents, j’accepte bien volontiers, nous avons rendez-vous demain après-midi. Je discute un moment avec une de mes nièces qui est connectée pour avoir des nouvelles du sud ouest. Ainsi se termine ces cinq mois en altitude, minimum 3600 m maxi 5800 m, me revoilà sur le plancher des vaches, mon organisme doit être en parfaite condition, je vérifierai ça chez mon médecin une fois de retour au bercail.
Lundi 27 septembre, Lama Sandup m’a réservé une place dans le bus de mardi matin pour Leh. Je suis à Padum cet après-midi pour y passer la nuit, le bus par très tôt le matin. Lama m’accompagne, nous dormirons chez un ami à lui. Pour l’instant pas d’internet. J’ai appris une bonne nouvelle hier soir au retour du Lama, depuis l’année dernière j’avais remarqué que Lakpa le moinillon, développait une bonne intelligence, il retenait facilement à l’école ainsi que les mots de français que je lui apprenais depuis pas mal de temps. A l’école bien sur il est le premier tous âges confondus. J’avais proposé en arrivant au mois de juillet qu’il puisse partir de Karsha Gonpa où le niveau d’études est bas, pour un monastère à Daramsala ou au Karnataka dans le sud de l’Inde. J’ai proposé d’aider la famille qui n’a pas les moyens de payer ces écoles. Depuis hier soir c’est chose faite, Lama m’a confirmé qu’il partirait l’été prochain avec un Gueshe, un ami à lui qui nous a rendu visite au mois d’août dernier. Ce sera la Gonpa de Drepung au Karnataka, je suis très heureux pour lui.
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Jeudi 30 septembre, après deux jours de voyage en bus, me voici revenu à Leh capitale du Ladakh. Au travers de ce parcours je me suis mieux rendu compte des dégâts causés par les eaux aux différents endroits touchés du Zanskar et du Ladakh. Quant à Leh je comprend qu’il est pu y avoir autant de victimes vu le nombre de maisons qui étaient sur le passage des eaux chargées de boue. Mercredi en arrivant je suis directement allé à Choglamsar, village de la famille qui m’accueille, leur maison est toujours debout, grâce à une bonne construction, mais elle a subi des dégats causés par la boue qui est rentrée par les fenêtres mêmes celles du premier étage. Ils sont eux mêmes ébergés chez des amis. Quant aux maisons voisines qui ne comportaient qu’un seul étage de construction modeste, elles ont été balayées. C’est très choquant de voir se paysage de monceaux de pierres entourant la maison. Certains petits chops en face ont subi le même sort, d’autres ont résisté mais l’intérieur est rempli de blocs de pierre, d’arbres voire de carcasses de voitures. Tous est pratiquement en l’état aujourd’hui, à savoir qu’ici il n’y a pas d’assurance, peut être que l’Etat indien prendra une partie des travaux à son compte!!! Je passe dire bonjour à la famille et retourne sur Leh où je vais résider pendant les quatre jours où je serai là. Stenzin Garab et sa soeur Tsering Yanddol que j’ai connu il y a quatre ans au Zanskar, étudiants tous les deux, ont proposé de m’éberger, ils n’ont pourtant qu’une seule pièce d’une vingtaine de M°. Je retrouve une nouvelle fois l’accueil chaleureux des Ladakhis. Today Stenzin n’a pas cours, il passe la journée avec moi. Je vais chez Jigmet guest house récupérer mon billet d’avion pour Delhi. finalement j’apprend que je pars bien le 3 octobre comme initialement prévu. Déjeuner en ville dans restaurant local, cela évite de se retrouver avec des touristes. Nous rencontrons Targues un ami Karsha pa et Lama Palden de Karsha Gonpa qui passent quelques jours ici. Dans l’après-midi nous allons rendre visite à Joldan, un jeune Zanskarpa de 7 ans que je connais depuis deux ans, il fait sa première année d’étude ici à Leh, loin de ses parents, dans une école crée par le Dalaï Lama pour les enfants défavorisés. Bonne initiative pour ces gamins qui se retrouvent dans un lieu totalement neuf et d’apparence agréable à vivre. L’école a été inaugurée l’an dernier par le Même Dalaï Lama. Le petit est surpris de me trouver là, je lui apporte des photos que j’avais faites de lui et sa famille l’année précédente ainsi qu’un colis de la part de ses parents, il est ravi. Quelques achats de légumes, un passage rapidi par internet qui ici marche sans problème et retour à la maison.
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Vendredi 1er octobre, une fois le frère et la soeur partis en cours, je vais faire un tour en ville, surtout pour mes mails. Je passe dire bonjour à un couple de Tibétains adorables qui tiennent un petit restaurant dans le centre ville. En rentrant, je suis invité par la famille propriétaire de la maison où habitent Stenzin et sa soeur, je reste un moment dans la cour avec le petit Jigmet trois mois et monte ensuite boire le thé avec la maman et la mamie. A peine deux jours que je suis là, elles m’ont déjà adopté. Il n’est pas possible de trouver le temps long au Ladakh, je ne cache pourtant pas que j’ai eu quelques moments d’ennuie, comme ont peu les avoir chez nous. Encore trois générations réunies et toujours la même ambiance sereine, souriante et pleine de convivialité. Stenzin arrive avec un copain, il nous prépare du thé. Nous allons faire un tour dans le quartier de Colony ou se situe la maison, quartier que je ne connaissais pas, il donne l’apparence d’un village avec ses commerces et les enfants jouant dans les rues. Visite de la Gonpa, nous partons ensuite faire le tour d’un mur de Mani « mur de pierres gravées de Mantra « prières Bouddhistes « qui doit bien faire 500 mètres de long, celà s’appelle faire une Kora, la même que j’ai fait au Mont Kailash au Tibet. Stenzin m’apprend que c’est grâce à ce mur que la maison où il habite n’a pas été touchée par les eaux, en effet le mur étant haut d’un mètre trente et large de trois mètres, les eaux ont été déviées. Avant de rentrer, ils me laissent chez le barbier, j’en ai besoin. Retour à la maison après avoir acheté un paquet de haricots rouges pour préparer un Das-Dal pour ce soir au diner, « riz aux haricots rouges « il peut également être préparé avec des lentilles à la place des haricots, je me régale de ce plat. Tsering sa soeur est rentrée de l’école, elle nous a préparé le thé au beurre. Bonne soirée.
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Samedi 2 octobre, jour férié en Inde, c’est l’anniversaire du Mahatma Gandhi qui est fêté tous les ans, il n’y a pas d’école. Je me rend avec Stenzin à Choglamsar voir la famille, ils font du nettoyage avant que la boue sur les murs ne sèche trop, c’est un sacré travail car il n’y a pas d’eau courante, il faut aller la chercher dans des bidons, donc on évite le gaspillage, l’on se donne rendez-vous à l’année prochaine dans une maison rénovée. Depuis mon arrivé à Leh, le temps est au beau, ensoleillé la journée, fraicheur la nuit, c’est l’idéal. Une ballade tous les deux dans le marché Tibétain de Leh, au retour sa soeur nous laisse pour aller passer la soirée chez une copine.
Mardi 31 août, les jours s’écoulent lentement entre les Pujas, les passages à l’école et la visite de quelques Karsha pa. Une pensée pour la France où les vacances d’été sont maintenant terminées, la rentrée des classes approche. Ma petite fille va connaître ses premiers bancs d’école, les premières émotions de laisser les parents… Installé sur le toit terrasse, je peux observer les oiseaux à loisir, ils sont moins craintifs que chez nous, ils savent que la ou est l’homme il y a de la nourriture. Ici, ils s’accouplent au mois d’août, ainsi que les frelons qui ne m’effrayent plus, ils s’accouplent également au mois d’août, on les retrouve souvent à trois l’un sur l’autre, deux femelles et un mâle ou l’inverse! mystère de la nature, I don’t know. Je passe du temps à observer les choucas «sorte de petit corbeau noir à bec jaune» leur vol me rappellent les ailes des avions. Lorsqu’ils se posent, leurs pattes qui sont rentrées sous le corps pendant le vol sortent lors de l’atterrissage qu’ils effectuent avec un léger cabrage, comme pour un avion. Des toits du monastère je peux admirer leur vol du dessus comme du dessous, je reste de longs moments à les observer. Ces techniques ont certainement été étudiées par les constructeurs d’avions. Il n’y a que les araignées que je n’arrive pas à prendre du bout des doigts, la proximité de ces petites bêtes me donne la chair de poule, une chance pour moi, elles sont assez rares et toutes petites.
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Qu’il est bon de pouvoir prendre du temps…. Mon copain le charpentier du village de Tsasar vient d’arriver. Je l’ai rencontré l’année dernière lorsqu’il faisait sur mesure, les fenêtres du temple en rénovation. Il est là cette année pour effectuer des boiseries intérieures, tout son travail se fait à la main, pas d’outil électrique, c’est passionnant de le voir travailler. Il met beaucoup de coeur à la tache, il prend son temps, le résultat est parfait. Aujourd’hui Lama Sandup est parti à Leh et ensuite Choglamsar, petite ville toute proche, pour rendre visite à sa famille, suite aux ravages qu’ils ont connu à cause des eaux.
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Lundi 5 septembre, les cultures et jardins de Karsha prennent leur couleur d’automne, les blés et orges se parent d’or qui l’après-midi lorsque le vent se lève, vu du monastère, forment des vagues tel une mer houleuse, ils sont prêts à être ramassés, ensuite une partie sera grillée et deviendra la tsampa qui accommodée de thé salé ou au lait servira de nourriture journalière. Les terrains se préparent lentement à l’hivernage. La récolte aura été bonne, pluie et soleil étaient au rendez-vous. Voilà aujourd’hui huit jours que nous sommes privés d’électricité. Prendre patience.
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Vendredi 10 septembre, avant hier j’ai passé une partie de l’après-midi a la cuisine du monastère, participant à la confection de beignets pour le picnic du lendemain. Ici ils sont préparés natures, vu la rareté des fruits, les arrivages se font rares surtout à cette époque. On ne cultive au Ladakh que des abricots dans la région de Leh et de la Nubra Valley au nord de la capitale. Le reste des fruits est importé. Hier première journée du picnic pour le monastère, une quarantaine de moines sont de la fête, un bus a été affrété. Nous sommes tout d’abord attendu à la Gonpa de Muney que je ne connaissais pas. Un petit monastère où l’accueil fut très chaleureux. Nous rendons ensuite une visite à la Gonpa de Bardan où j’avais eu l’occasion de passer une nuit en février 2004 pendant le trek de la Chaddar «rivière gelée» Nous sommes partis ce matin par un temps automnal, finalement au cours de la matinée le soleil daigne nous darder de ses rayons. C’est avec joie que nous sortons le repas, pris au bord de la rivière «doda» Les moinillons s’en donnent à coeur-joie, il est vrai que la présence de l’eau et un plus pour les déjeuners sur l’herbe. Au menu, chapatis, achetés au passage à Padum, boeuf aux champignons, préparé la veille, arrosé d’un jus de fruit, pour terminer une pomme accompagnée d’un thé au beurre, le tout était parfait. On laisse s’éclater un moment les jeunes moines, « le bonheur est quelquefois dans le pré « Direction la Gonpa de Zhonkull à deux heures de piste. La aussi un petit monastère, accroché à flan de montagne avec une vue superbe sur les sommets environnants. J’avais eu l’occasion de la visiter l’hiver 2008, elle fait partie de mes coups de coeur. Beaucoup d’ambiance dans le bus, les gamins entonnent et dansent sur des chansons Indiennes et Ladakhis, le tout pour la joie des plus grands qui les accompagnent en frappant dans leurs mains. Le chauffeur ne risque de tomber en somnolence. Retour à Karsha Gonpa vers 19h30. Diner et dodo.
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Aujourd’hui second jour du picnic, nous prenons la direction de la rivière Zanskar qui permet l’hiver d’aller de Leh à Karsha, lorsque celle-ci est gelée, de mi janvier à mi mars à peu près. C’est ce qui s’appelle faire une «Chaddar» j’en suis à ma troisième. Les Ladakhis aidés par l’armée sont en train de construire une route au dessus de la rivière qui leur permettra de rejoindre la capitale en une centaine de kilomètres au lieu des deux jours actuels. Mais alors adieu à la «Chaddar» plus aucun intérêt à remonter ou descendre la rivière alors que la route sera au dessus. Le bus doit nous amener voir l’avancée des travaux. Effectivement depuis ma dernière «Chaddar» en janvier 2009 le chantier a pas mal évolué. Notre chauffeur nous dépose à un endroit ou il puisse faire son demi tour, nous terminons à pied, à la rencontre des ouvriers qui sont en train de faire exploser la roche à la dynamite. Le but de cette journée était de faire une Puja à l’extrémité du chantier, ce qui fut fait. Une puja pour la bonne marche des travaux. Je reconnais que l’idée était assez originale. Un mât avec drapeau de prière a été hissé là. Retour et déjeuner à Zangla, nous sommes accueillis chez une famille qui nous laisse deux pièces de la maison pour nos agapes. Retour à la Gonpa avec la même vigueur qu’hier, de quoi ne pas s’ennuyer pendant le trajet, la vitesse moyenne ici étant très lente. Deux belles journées vécues à un rythme bien différent qu’au monastère.
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Dimanche 12 septembre, hier matin en compagnie d’une grande partie des moines, nous nous sommes rendus au village prêt de la rivière où ils possèdent un bout de terrain planté d’arbustes, remettre en état et consolider une partie du mur d’enceinte qui avait été emporté par les eaux le mois dernier. Nous avons descendu du matériel de cuisine et le cook nous a concocté le repas sur place. Après-midi lessive et repos. Ce matin, je suis allé avec Lakpa au village d’Ufti un peu avant Padum, voir des amis. Une jeep nous a déposé tout prêt. Nous passons deux bonnes heures en compagnie de la famille. Je leur ai amené des photos que j’avais prises l’année précédente. Un second petit déjeuner nous est servi, composé de thé au lait et biscuits, chapatis abricots au sirop faits maison, que j’adore avec de la tsampa et bien sur le thé au beurre. Nous filons ensuite jusqu’à Padum, quelques kilomètres à pied pour nous permettre de digérer. Achat de légumes, déjeuner d’un plat de «Chomein» pâtes accompagnées de légumes et mouton. Le village est calme, peu de touriste. Nous passons du temps à trouver un transport pour le retour, aujourd’hui nous sommes dimanche, pas de bus peu de jeep, sinon ce sera le retour à pied, 2h30 pour la Gonpa, allez, il faut y croire…..Une voiture nous dépose à Karsha, nous allons rendre visite à la famille de Lakpa. On ne peut refuser le plat de riz aux légumes qui nous est servis. C’est toujours un plaisir pour moi de passer un moment avec eux, ils leur restent trois enfants à la maison, deux filles un garçon, la fille ainée est scolarisée à Leh, le fils ainée quant à lui est scolarisé à Daramsala, ils ne reviennent pratiquement jamais à Karsha, le secon fils Lakpa est moine à Karsha Gonpa, ils le voient souvent. C’est le ventre repu que nous remontons au monastère, bonne journée.
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Lundi 13 septembre, de lourds nuages noirs s’accrochent aux sommets alentours, quelques gouttes nous arrosent, cela va certainement donner un peu de neige sur les cimes car ce matin, la température a baissé. Lama Sandup vient de rentrer de son séjour au Ladakh.
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Vendredi 17 septembre, mercredi Patrick de « rencontres au bout du monde « est arrivé avec son groupe, ils ont fait le treck Lamayuru Karsha. Patrick est monté me voir au monastère avec Tashi, il m’a ramené un anti inflammatoire depuis deux jours je traine une douleur dans le dos. Ils m’invitent à déjeuner et diner pour le lendemain à karsha. Ils rentrent à Leh aujourd’hui.
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Dimanche 19 septembre, le beau temps se maintient mais le froid s’installe, il faut rajouter une couche de vêtements. Mon dos est guéri, certainement un faux mouvement. Hier je suis allé déjeuner chez Lamo, une casserole de lait frais est en train de bouillir, je vais entamer les agapes par une tasse de ce breuvage qui me régale l’estomac. Cet après-midi un Guéshé ami de Lama Sandup qui officie dans l’Inde du sud est venu nous rendre visite, il va passer la nuit ici.
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Lundi 20 septembre, ce soir diner chez Lama Angbo en compagnie du Gueshe et de Lama Sandup. Il nous prépare un plat de momos « sorte de raviolis cuits à la vapeur « farcis à la viande de mouton. Je les apprécie également farcis aux différents légumes. C’est un plat que l’on sert rarement car assez long à préparer, il est très souvent accompagné d’une soupe.
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Mercredi 22 septembre, de la fenêtre de ma chambre, j’aperçois les rivières Doda et Tsarap serpenter sagement dans la vallée, elles ont pris leur couleur turquoise, je ne connais toujours pas la raison de ce changement de teinte. Depuis quelques jours il n’y a plus d’approvisionnement à Padum. Il doit y avoir des problèmes à Srinagar, ville d’où viennent les transporteurs. Srinagar était la capitale du cachemire avant le partage de cet Etat du nord ouest Indien avec le Pakistan en 1949, il est devenu le Jammu and Kashmir dont la capitale est Jammu. Il y a depuis beaucoup de tension avec le Pakistan. Le Ladakh fait partie du Jammu and Kashmir.
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Dimanche 26 septembre, avant hier soir, nous étions invités dans la famille de Lakpa pour un diner de Mok Mok «prononcer momo», cette fois ils étaient préparés à base d’une farce composée d’un mélange de mouton et légumes, accompagnés d’une préparation légèrement pimentée à base de tomates, oignons et piments doux, ce fut excellent. Les Ladakhis mangent principalement de la viande de mouton, un peu de Yak l’hiver. pas de poisson. A savoir que les Bouddhistes ne peuvent tuer, même le plus petit insecte, ils comptent donc sur les musulmans pour le faire. J’adore venir dans ces familles, l’ambiance est sereine, l’on y trouve au moins trois générations rassemblées. Comme je l’ai déjà dit, ici pas de mouroir pour les anciens, ils participent à la vie quotidienne. Hier, Lakpa et moi sommes allés au village d’Ufty dans une famille de mes connaissances qui m’avait fait promettre de venir passer un nuit chez eux avant mon départ. C’est chose faite, nous sommes partis pour les sept kilomètres qui nous séparent du village vers 17h30 après l’école, par chance une jeep accepte de nous y accompagner moyennant 100 roupies « 1 euros 80 «, c’est ça ou 1h30 de marche. La aussi très bon accueil, nous sommes rentrés cet après-midi après le lunch, cette fois pas de chance aucune jeep sur le trajet, cela nous a permis une digestion plus facile car là encore la nourriture ne manquée pas. Lama Sandup n’est pas à la maison, il doit me prévenir ce soir ou demain pour le jour de mon départ à Leh, j’ai en principe un vol Leh Delhi pour le 3 octobre s’il n’y a pas de changement, vu que le nombre de voyageurs c’est amoindri à cause des évènement de cet été.