Mercredi 14 juillet, j’ai une pensée pour la France qui today fête la commémoration de la prise de la Bastille en 1789. Je pense aussi à Anthony qui va certainement aller sur les Champs Elysées faire quelques photos de l’évènement. Journée calme à Karsha.
Jeudi 15 juillet, de temps en temps il m’arrive de faire visiter le monastère à quelques voyageurs de passage. Je viens d’être scotché par une jeune japonaise au visage d’ange illuminé par une paire d’yeux gris qui m’oblige à rester en admiration. Certains artistes auraient pus dire, un chef d’oeuvre! Cet après midi la température se réchauffe, l’on s’en rend mieux compte en fin de journée car la rivière traversant le village est en furie. Ces eaux dévalant des sommets suite à la fonte des neiges, abondante cet hiver et au printemps, ont pris une couleur sombre, ce qui la rend plus méchante encore. Nous entendons du haut du monastère le grondement de ce déferlement.

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Samedi 17 juillet, je me décide d’aller à Padum pour pouvoir accéder à internet ou au téléphone, mal m’en a pris, rien ne marche. Deux Singapouriennes m’accostent, je leur avais fait visiter le monastère, elles sont installées au village de Zangla où elles donnent des cours d’anglais à l’école de la nonnerie durant quelques semaines. Nous allons boire un thé. Retour en jeep à Karsha, les dégâts causés à la route par les eaux dans le village les deux nuits précédentes nous obligent à laisser le véhicule et terminer à pied. Je monte à la Gonpa pour assister à la Puja de 17h30, elle n’est officié que par un seul jeune moine, depuis quelques jours je m’y rend tous les soirs. Lama Sandup n’est rentré qu’à 21h30, il y a encore beaucoup de problèmes liés à la rivière qui est sortie de son cours à plusieurs endroits, c’est, me disent les villageois, la première fois que cela arrive. Tous les soirs depuis le 15 juillet, elle devient de plus en plus dangereuse, les chaudes journées favorisant la fonte des neiges, les eaux dévalent de plus en plus. Ce soir les villageois ont essayé, sans grands résultats, de déplacer des roches pour la canaliser. Cinq moulins à grain ainsi que deux petits ponts piétonniers ont été emportés, deux maisons qui jouxtent la rivière ont été évacué. Cette nuit une autre partie de la route traversant le village a été emportée sur une centaine de mètres, obligeant maintenant les véhicules à faire un détours pour accéder à Karsha. De plus, nous n’avons plus d’électricité, un des poteaux a été emporté, hormis les ampoules alimentées par des panneaux solaires, plus moyen de recharger la batterie de mon ordi. Au Zanskar également, le réchauffement climatique se fait sentir, le Zanskar est habituellement une région sèche avec un taux d’humidité très bas. Je ne pense pas que l’humanité soit en grande partie responsable de cet état de fait, mais il serait bon d’y prêter attention.

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Mercredi 21 juillet, je me rend à Phé, village du Zanskar où je suis invité à un mariage, je profite de la jeep de trois Lama et un jeune moine qui vont y célébrer une Puja, réclamée par la famille des futurs époux cela se fait beaucoup au Ladakh. En cette fin d’après-midi, préparation de la cérémonie qui aura lieu à partir de demain, pour durer quelques jours. Nous sommes ici dans le village du marié, sa future épouse viendra le rejoindre demain en fin de journée après les festivités dans son village à elle. Les femmes viennent vivre dans le village du mari, ont assiste encore à des mariages arrangés par les familles, ce n’est plus une généralité.
Vendredi 23 juillet, retour à Karsha vers 3h du matin, j’ai à nouveau profité de la jeep des Lamas pour rentrer. La journée d’hier je l’ai passé avec les moines qui m’ont permis de faire la Puja avec eux. Longue journée qui a débuté à 7h du matin pour se terminer après l’arrivée de l’épouse vers 21h, des nourritures et différents thés sont servis tout au long de la Puja, du salé au sucré. J’ai ensuite profité de quelques festivités avant de rentrer. Une bonne partie du village était là. Le tchang, boisson à base d’orge a coulé à flot. Nous les quittons vers une heure du matin pour les 2h de route qui nous séparent de Karsha. En arrivant, Oh surprise, la lumière est rétablie, bonne nouvelle pour tous. Ce matin j’ai zappé la Puja de 6h30.