Samedi 26 juin, me voici dans le taxi qui me conduit à l’aéroport, je viens de laisser mes deux coéquipier qui eux ne partent que ce soir pour la France. Cela fait du bien de se retrouver enfin seul après plus de 40 jours en compagnie. Ces 4 jours à Katmandu mon paru long, je n’av ais plus qu’une hâte, me retrouver en Inde. New Delhi, ville toujours aussi étouffante, mais je supporte sans problème cette chaleur moite. Le chauffeur de taxi m’annonce 42°, il est pourtant 17h30, la voiture non climatisée accentue d’autant plus cette chaleur. Trois bon quarts d’heure plus tard me voici à Majnu Ka Tila, le quartier tibétain où je réside à Delhi. Après une bonne douche salvatrice, j’arpente le quartier, complètement tibétain, hormis quelques touristes. Après le diner, je m’installe dans la chambre devant la télé pour la retransmission du match de foot Argentine Mexique.
J’avais appris à Katmandu les désillusions de l’équipe de France, certainement trop d’argent en jeu!!!!!
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Lundi 28 juin, j’ai retrouvé hier et aujourd’hui quelques connaissance dans le quartier, ces deux jours ont passé vite, les odeurs reviennent, je me sent bien.
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Mardi 29 juin, levé 2h30, mon avion pour le Ladakh décolle à 5h20. En prenant connaissance hier de la météo sur internet j’avais eu une petite crainte pour ce vol, effectivement elle s’est avérée réelle, le temps est mauvais sur Leh, les appareils ne décollent pas. Ce n’est finalement qu’a 9h30 que l’on nous donne le feu vert, il était temps car les avions ne peuvent voler au Ladakh l’après midi à cause des vents, à savoir que Leh est situés à 3600m d’altitude et l’atterrissage n’est pas des plus évident. Les vols d’hier avaient carrément été annulés. 1h15 plus tard me voici sur le sol Ladakhi, un taxi pour aller retrouver à Choglamsar, 9 km environ, la famille chez qui je vis. Belle surprise, j’y retrouve un Lama da Karsha Gonpa ainsi que Targuais un karsha-pa que je connais bien. Je ne vais pas rester longtemps dans la famille car le Lama me propose de ramener à Karsha une jeep, lui même n’ayant jamais conduit sauf depuis 2-3 jours à Leh cette voiture. J’accepte a proposition, départ demain matin à 7h
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Mercredi 30 juin, bagages rangés à l’arrière du véhicule, une jeep 2 places. Nous prenons la route et la pour moi, une première constatation, peu de frein, du jeu dans la direction!!! cela commence bien. Il s’avèrera plus tard que les essuie-glaces sont défectueux. Finalement une première journée sans problèmes, nous ne nous arrêtons pas pour la nuit à Kargil mais poussons jusqu’à Sanku deux heures plus loin, nous avions du temps et cela sera ça de gagner pour demain. Nuit dans le tourist-bungalow du village où l’on nous sert un repas chaud. Je suis satisfait de ma première journée de pilotage au Ladakh, les gens dans les villages nous regardez éberlués de voir au volant, un occidental. Je pense que cela n’arrive jamais ici, car pas de locations de voiture. Les touristes arrivent en bus ou taxi. A l’arrêt breakfast, nous sommes pris en photo le Lama et moi par des motards Indiens qui doivent trouver bizarre ce couple descendant d’une voiture. Je ne ressent pas trop de fatigue au bout de ces onze heures de conduite.
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Jeudi 1er juillet, départ 6h du matin, environ 240km à parcourir sur une piste pas facile à manier. Lama me propose de prendre le volant avant d’arriver au chek point de Rangdum, à peu près à mi chemin, j’accepte bien sur pour voir aussi comment il va gérer le pilotage. Rangdum est une longue vallée qui serpente le long d’une rivière, sans trop de virage, avant d’attaquer ensuite le col du Pensi-la. Je suis satisfait lorsqu’il me demande de prendre le volant, d’autant plus que je sent venir la fatigue, mal aux épaules et au cou. La piste est difficile, il faut donner tout le temps de l’attention car les cailloux et nids de poule ne manquent pas, avec de plus cette voiture pas facile à manier. Quelques minutes plus loin je n’en mène pas large, sa méconnaissance de la conduite est flagrante. Je fatigue plus que de conduire et me dit que je ne lui laisserai pas le volant très longtemps. Stop à Julno chez des connaissances du Lama. Nous déjeunerons avec la famille. Nous repartons sur la même piste assez plate, avant la montée, je prendrai le volant à ce moment là. Mal m’en a pris, dans une montée, à vitesse réduite, il accélère avant le virage, sent qu’il ne maitrisera pas la sortie, avec les freins défectueux et la direction trop lâche, il nous envoie contre un rocher, pas de mal pour nous, mais nous avions une chance sur deux que ce soit coté ravin et là nous n’aurions pas eu ce rocher pour nous stopper. Remerciement à Bouddha. Pour la jeep, elle ne veut pas ressortir de cette impasse, une voiture militaire passe à ce moment là et nous aide à la remettre sur la piste. Malheureusement le train avant coté gauche est enfoncé, le pneu touche devant et derrière des que l’on vire. Impossible de repartir, nous attendons pendant près de 2h le passage éventuel d’un camion ou d’une voiture, mais rien de tout cela. Pas vraiment envie de passer la nuit dans de telle condition, surtout que la neige est toujours présente. Pas de nourriture pas de vêtements très chaud…… La nuit précédente ces amis nous avaient dis que la température était tombé à 0°. Lama décide d’employer les grands moyens, il nous faut coute que coute arriver au village d’Abran bien après le Pensi-la, il connait du monde qui pourra nous accueillir pour la nuit, encore faut il y arriver. Nous démontons cette fameuse roue, avec une grosse pierre il tape coté arrière et réussi à repousser la carrosserie pour l’avant la barre qui touche le pneu est très dure et ne cède que peu d’espace. La roue remise en place je fais un essai, cette fois, si l’on peu repartir je ne laisse plus le volant, pour l’arrière du pneu c’est ok, pour l’avant cela touche toujours dans les virages importants, qu’à cela ne tienne nous repartons quand même, à vitesse réduite. Nous passons le col et entamons la descente vers la vallée du Zanskar, heureusement le pneu est de bonne qualité, il ne souffre pas trop de ce que je lui fais subir. Jusqu’à Abran nous n’aurons pratiquement que des courbes, un dernier miracle nous permet d’arriver au village à 22h30. Au passage d’un ruisseau faisant déferler un gros débit d’eau la voiture cale, les 4 roues dans l’eau, impossible d’avancer ni reculer, impossible de descende non plus. Lama ouvre sa portière et saute dans l’eau qui ne doit pas être très chaude, il fait nuit, un phare n’éclaire pas le second seulement le bas coté droit, nous voila bien mal loti, il essaie de pousser mais rien à faire, le torrent est rempli de blocs de pierre, tout d’un coup une torche au loin se rapproche de nous, deux Népalais qui travaillent l’été au Zanskar viennent vers nous, ôtent leur chaussures remontent leur pantalon et aident Lama à pousser, c’est payant, le véhicule sort de ce bourbier, nous sommes vraiment heureux de ne pas avoir à passer la nuit au milieu du torrent, en attendant qu’un éventuel véhicule nous sorte de ce mauvais pas. Arrivé à Abran nous nous arrêtons à la petite Gonpa où Lama Dorjé de Karsha est susceptible d’être là, nous apercevons de la lumière, oui il est là. Nous passons la nuit avec lui, après un repas léger accompagné de thé bouillant. Cette journée de 16h30 de conduite aura eu raison de mes muscles dorsaux et du coup, nous dormons juste sur un tapis mais la nuit sera excellente.