mardi 30 mars, voila ma dernière journée à bord je commence à ressentir de la nostalgie surtout que Steven m’a proposé de remonter le voilier jusqu’en Uruguay avec eux, il faut de 10 à 12 jours, trop compliqué avec mes billets d’avion et sncf. Je commente et signe le livre d’or du bord, je remercie Steven pour le travail qu’il a fourni depuis 2 ans pour mener ce projet à bien, ce fut une réussite. Hier soir en rentrant à bord j’ai fait la connaissance de Gloria, qui tient une boutique de souvenirs dans le port, elle accepte une invitation à diner pour aujourd’hui, je passerai la prendre à la fermeture vers 19h30. Mon état de santé ce matin me laisse penser que je vais avoir une troisième déception, après le refus de montée en haut du mat, la non possibilité d’accompagner Xplore en Uruguay, voila que cette foutue crève va me clouer au lit. C’est bien évidemment ce qu’il se passe, j’ai tous les membres endoloris, la tête comme une caisse de résonance, je sort de ma couchette pour aller la prévenir, c’est la moindre des choses, elle me donne un remède de cheval qui devrait aider ma guérison, citron miel bière faire bouillir le tout. Elle me laisse numéro de téléphone et mail. A mon retour à bord je rencontre Steven qui m’invite à diner pour ce soir, je ne peut faire autrement que de refuser. Je me recouche et dors comme une souche jusqu’au lendemain matin 7h, l’heure ou Serge me réveille pour aller prendre mon bus direction Ushuaia, je n’aurai donc pas pu lire dans les yeux bruns clairs de la belle Chilienne. Départ 8h30, bus confortable qui me permet de dormir encore une partie du trajet. 12h de voyage ou l’on croise d’innombrables troupeaux de vaches moutons chevaux et autres guanacos, sorte de lama, beaucoup d’oiseaux aussi. Tout au long ce ne sont que des estancia sur des kilomètres carrés, la place ne manque pas. Quelques kilomètres après Punta Arenas nous empruntons un bac qui nous permet une traversée de 30 minutes à travers un canal. La frontière est à peu prés à mi chemin, il y a 1 seul village entre Punta Arenas et la frontière, 1 village et une ville « Rio Grande» entre la frontière et Ushuaia, les habitants ne sont pas gênés par le voisinage. 20h30 arrivée à Ushuaia, la température est meilleure qu’a Punta Arenas, les montagnes protègent du vent. Je prend un taxi et me rend chez Cécilia chez qui je vais passer ma dernière nuit Argentine. Elle est entrain de donner un cours d’Espagnol à Ulrika, une blonde Suédoise que j’ai connu à mon arrivée il y a 3 semaines, la leçon est pratiquement terminé, nous allons diner en ville dans le restaurant ou travaille Ravier l’ami de la maison, retour ver minuit, je suis complètement KO la crève est toujours là, je me couche et Cécilia ne me réveillera que le lendemain à 16h, j’ai mon avion à prendre pour Buenos Aires à 21h30 Ravier passe me dire au revoir avant d’aller au travail, Ulrika arrive à 19h pour un cours, je laisse les 2 filles au travail commande un taxi et file à l’aéroport. Une heure de retard au départ, c’est pas grave car j’ai du temps pour ma correspondance avec Rome qui n’aura lieu qu’à 13h30, beaucoup d’attente, j’espère que çà va aller. Arrivée à bord, je n’ai qu’une envie, DORMIR, mais je ne sais pourquoi j’ai toujours du mal à dormir en avion. Je réussi tout de même à m’assoupir, la toux est toujours là, j’ai l’impression d’avoir une cote fêlée tellement c’est douloureux Arrivée à Rome, contrôle, re-contrôle ça n’en fini pas et j’ai encore 5h d’attente avant mon vol pour Paris, heureusement mon bagage lui y va directement, toujours ça de moins à porter. Je suis vanné mais pas suffisamment pour m’empêcher de penser à ce que je viens de vivre. Je m’installe sur un siège non confortable de l’aéroport, je dois sommeiller car je trouve que le temps a passé vite. Je n’ai qu’une hâte, arriver et poser mon bardas.
Denis vient me récupérer, soirée familiale, levé de bonne heure le lendemain matin pour prendre mon TGV pour Beaucaire. Ce voyage marquera mon esprit, il fera parti de ceux qui m’auront le pus touché. Maintenant ne reste plus qu’à penser à la préparation du trek au Tibet.