1er septembre, début du festival du Ladakh qui va durer 2 semaines. Nous loupons le défilé qui doit traverser la ville pour se rendre au terrain de polo 2 ème sport en Inde. Chants, danses, les écoliers défilent en costumes spécifiques à leur établissement. Je l’avais vu l’année dernière, il y a aussi des chameaux que l’on ne voit jamais le reste de l’année. Il devait débuter à 11h et finalement est parti à 10h, c’est ça aussi le Ladakh, on ne tient pas toujours compte des horaires.


3 septembre, je revois l’Amchi, je tousse moins mais il me donne un autre traitement et me fait une ordonnance pour le Zanskar au cas où. Le temps est de plus en plus mauvais, ce matin les 3 avions n’ont pas décollé de Delhi pour venir chercher les passagers à Leh, il va y avoir affluence dans les prochains jours. Au Ladakh les avions ne volent que le matin à cause des vents l’après midi , es pilotes sont tous entraînés pour des atterrissages en hautes montagnes. Tashi passe me voir, il m’a trouvé une jeep qui partira le 5 à 1h du matin pour me ramener au Zanskar. C’est ok. Maïté par demain pour Leh en souhaitant que le temps s’améliore.


4 septembre, 3h du matin, branle-bas de combat dans la chambre que je partage avec Yoann et Jonathan qui sont toujours à Leh. On frappe durement à la porte, c’est pour moi, le chauffeur de la jeep a décidé de partir un jour plus tôt par crainte du mauvais temps. Je fais mon sac en vitesse et bien sur tout le monde est réveillé. 3h30 me voilà installé avec 3 Zanskarpas et 2 jeunes moines de Thiksey Gonpa qui rentrent passer quelques jours dans leur famille avant l’hiver. Nous arrivons à midi à Kargil, 2 heures pour déjeuner, je passe chez le barbier 20 heures au Pensi la, col sous la neige, nous dinons avec une soupe au village de Rangdum et descendons dans la vallée du Zanskar. On s’arrête 3 heures pour dormir dans la voiture, nous arrivons à sommeiller malgré le froid, les vitres givrent à l’intérieur, ce qi ne nous réchauffe guère. J’admire ce chauffeur qui conduit depuis ce matin 3 heures. Nous reprenons la route et arrivons à Karsha à 6h du matin. 27 heures de voyages avec finalement du beau temps froid. Ce trajet m’aura couté 1000 roupies= 15 euros plus quelques thés et nourritures.


5 septembre, retrouvailles avec le monastère, je ne vais pas aux Pujas, je risque fort de m’y endormir. Pendant mon absence ont créé un Mandala de sable, symbole Bouddhiste, il y aura à partir d’aujourd’hui et pendant sept jours des Pujas spéciales en son honneur. Le Mandala est éphémère, il sera détruit ensuite.


6 septembre, j’assiste à 3 Pujas dans la journée, toute différentes, je passe chez Lama Wangial qui m’invite à boire le thé. Ce soir dîner à la Gonpa à 18h et chez Lama Sundup à 21h, l’estomac tiendra le coup.


7 septembre, très bonne nuit, le temps se réchauffe sous le ciel superbe du Zanskar. J’en profite pour faire une lessive qui va sécher sur les branches d’arbres.

En ce moment, période de pleine lune, le soir le tableau est magnifique. Ciel dégagé, des myriades d’étoiles scintillent au tour de la voie lactée, ici rien n’altère leur brillance. Nous sommes entourés de sommets enneigés qui sous la lune donnent une lueur étonnante.


9 septembre, je ne suis pas encore descendu au village depuis mon retour. Cet après midi, je passe un long moment avec Lama Purbu qui m’invite à boire le thé. Discution sur le Bouthan qu’il connaît. Sur son parcours en Inde du sud. Je l’avais rencontré en France en juin 2008 où il était venu avec 5 autres Lamas donner des concerts de musique Bouddhiste.


11 septembre, dernière journée spéciale «Mandala» J’aide les moines à préparer la cour du monastère où cet après midi aura lieu une Puja. Ensuite le «Mandala» qui était resté  dans le temple depuis 10 jours sera détruit par le «Head Lama», tout le sable de différentes couleurs sera mélangé, mis dans une urne en cuivre et descendu près de la rivière où aura lieu une dernière Puja avant que le sable ne soit jeté dans la rivière Le Mandala est fabriqué à base de sable très fin de différentes couleurs. C’est un travail très délicat que sa mise en oeuvre, qui demande beaucoup d’attention. Il ne faut surtout pas se tromper ou déborder car il est impossible de se corriger. Cela demande environ 4 à 6 jours à plusieurs moines pour son élaboration.


13 septembre, hier longue journée, j’ai été aider les moines à ramener le foin sur le toit plat de leur grange. Le monastère possède 1 yack 2 vaches 1 cheval 1 chien et  de la terre pour nourrir ce monde. Il faut donc remonter le fourrage avant l’hiver, cela prend une bonne partie de la journée car ici pas de machine, il faut porter sur le dos avec un système de cordage. Thé ensuite chez Lama Wangyal et dîner chez Lama Dogpa qui m’a régalé d’un plat de momos «sorte de raviolis cuits à la vapeur» au mouton et pommes de terre.