Ladakh…ce pays que j’ai découvert en 2004 m’a hypnotisé. Je pense avoir trouvé là-bas ce que je cherchais, tant sur le plan du bouddhisme que sur le Tibet et sur l’être humain en général, une générosité sans faille, un coeur gros comme ça.Il faut savoir que le Ladakh est appelé par les Ladakhis le « petit Tibet » on y retrouve nombreux tibétains réfugiés qui ont traversé et traversent toujours l’Himalaya pour fuir le régime chinois. J’ai découvert pour la première fois cette région lors d’un trek avec « Rencontre au bout du monde »  association de tourisme équitable et solidaire, qui nous menait du Ladakh au Zanskar en plein hiver par la rivière gelée. Zanskar, une des cinq régions du Ladakh, encaissée dans l’Himalaya. L’on ne peut y entrer ou en sortir en hiver que par la rivière gelèe appelée la « Chaddar » seulement de mi-janvier à fin février, il faudra attendre le dégel des cols au mois de mai pour pouvoir entrer ou sortir du Zanskar et ne pas dépasser le 15 novembre avant les premières gelées pour faire l’inverse. J’y vais depuis cette date au moins une fois par an, principalement au Zanskar ma région préférée. Je viens d’y passer quatre mois d’hiver, invité par mes amis de Karsha, village Zanskari. Depuis 2006 je vis avec les moines de Karsha Gompa  » monastère », je participe à leur quotidien, cela va des cuisines à l’école aider le prof au champs pour récolter l’orge qui est la base de leur nourriture.Pas d’eau dans les maisons en terre ni électricité sauf quelques panneaux solaires mis en place par le gouvernement Indien. Le Ladakh fait parti de l’Inde, une région située au nord du pays, coincé entre l’ Himalayas et le Karakorum, autant dire, paysages superbes de haute montagne avec des sommets à plus de 7000. La vie y est rude la nourriture peu variée l’été très court ne favorise pas les cultures de légumes, une seule récolte qu’il faut ménager (orge-petits-pois, épinard, choux, pommes de terre, radis-noirs et un peu de blé, voilà à peu près tout ce que l’on récolte). L’été, venant du Cachemire voisin quelques camions viennent jusqu’au Zanskar livrer tomates, pommes, bananes et oeufs, au nord du Ladakh une importante culture d’abricots, qui sont séchés et vendus toute l’année dans les villages du Ladakh. Ce peuple ne possède pas grand chose mais offre un accueil des plus chaleureux, aussi bien chez les laïcs que chez les moines, j’ai pu en tirer beaucoup de leçons.