Je suis intéressé depuis fort longtemps par le Tibet, l’occupation par les chinois de cette région ne m’a pas encouragé à y mettre les pieds. Nous avons décidé avec quelques amis à l’occasion de » Saga Dawa » fête Bouddhiste au mont Kailash, de nous y rendre au mois de juin 2008 sans passer à Lassa mais directement par le Népal, franchissant en trek les montagnes himalayennes. Ce qui devait arriver arriva, nous étions deux mois avant les jeux olympiques, toutes les frontières donnant accès à la région autonome du Tibet furent fermer, conclusion je suis resté un mois au Népal, pays que je ne connaissais pas, avant de partir pour le Ladakh ou j’ai passé l’été. Je me suis installé dans le quartier Tibétain de Katmandou « Bodnath » de là j’ai navigué dans les alentours avec un guide que j’ai trouvé sur place. Il m’a fait découvrir une superbe région complètement différente du Ladakh, étant moins haut en altitude » 1700″ au lieu des « 3600″ minimum pour le Ladakh, beaucoup de forêts et de rizières que je ne pensais pas trouver à cette altitude,il est vrai que la grande humidité qui règne sur le Népal en été favorise les cultures. Nombreux tibétains exilés politique sont installés ici, attendant des jours meilleurs pour rentrer chez eux, tout en sachant que ce n’est certainement pas pour demain. Rencontres avec des gens intéressants et des rendez vous pris pour les années à venir.
:: Archive for mai, 2009
J-1 mois avant le prochain départ !
Le Ladakh m’attend, voilà trois mois que je suis rentré, pas une seule journée sans penser à tous les amis ou connaissances vivant au Zanskar, l’appel est très fort. Après un passage obligé au salon de l’aviation à Paris avec Anthony mon neveu, passion que nous avons en commun pour tous les objets volants, je reprend la route du nord de l’Inde, cette fois cinq mois durant. Pour les passionnés et les autres rendez -vous à Delhi le 22 juin
Ladakh…ce pays que j’ai découvert en 2004 m’a hypnotisé. Je pense avoir trouvé là-bas ce que je cherchais, tant sur le plan du bouddhisme que sur le Tibet et sur l’être humain en général, une générosité sans faille, un coeur gros comme ça.Il faut savoir que le Ladakh est appelé par les Ladakhis le « petit Tibet » on y retrouve nombreux tibétains réfugiés qui ont traversé et traversent toujours l’Himalaya pour fuir le régime chinois. J’ai découvert pour la première fois cette région lors d’un trek avec « Rencontre au bout du monde » association de tourisme équitable et solidaire, qui nous menait du Ladakh au Zanskar en plein hiver par la rivière gelée. Zanskar, une des cinq régions du Ladakh, encaissée dans l’Himalaya. L’on ne peut y entrer ou en sortir en hiver que par la rivière gelèe appelée la « Chaddar » seulement de mi-janvier à fin février, il faudra attendre le dégel des cols au mois de mai pour pouvoir entrer ou sortir du Zanskar et ne pas dépasser le 15 novembre avant les premières gelées pour faire l’inverse. J’y vais depuis cette date au moins une fois par an, principalement au Zanskar ma région préférée. Je viens d’y passer quatre mois d’hiver, invité par mes amis de Karsha, village Zanskari. Depuis 2006 je vis avec les moines de Karsha Gompa » monastère », je participe à leur quotidien, cela va des cuisines à l’école aider le prof au champs pour récolter l’orge qui est la base de leur nourriture.Pas d’eau dans les maisons en terre ni électricité sauf quelques panneaux solaires mis en place par le gouvernement Indien. Le Ladakh fait parti de l’Inde, une région située au nord du pays, coincé entre l’ Himalayas et le Karakorum, autant dire, paysages superbes de haute montagne avec des sommets à plus de 7000. La vie y est rude la nourriture peu variée l’été très court ne favorise pas les cultures de légumes, une seule récolte qu’il faut ménager (orge-petits-pois, épinard, choux, pommes de terre, radis-noirs et un peu de blé, voilà à peu près tout ce que l’on récolte). L’été, venant du Cachemire voisin quelques camions viennent jusqu’au Zanskar livrer tomates, pommes, bananes et oeufs, au nord du Ladakh une importante culture d’abricots, qui sont séchés et vendus toute l’année dans les villages du Ladakh. Ce peuple ne possède pas grand chose mais offre un accueil des plus chaleureux, aussi bien chez les laïcs que chez les moines, j’ai pu en tirer beaucoup de leçons.
J’ai toujours été passionné par la voile sans ne jamais l’avoir abordé qu’au travers des magasines spécialisés et reportages télé en suivant les différentes courses au large. Je suis interessé aussi par les régions froides de notre globe, j’ai donc allié les deux, naviguer et mettre le pied en Antarctique. Ce fut une réussite parfaite la découverte de cette terre et la pratique de la voile avec cinq équipiers extraordinaires. Comme je l’ai dit auparavant l’Antarctique est vide de population mais les rencontres que nous avons eu avec les scientifiques dans leur base fut des plus instructives sur leur mode de vie pendant l’année qu’ils doivent passer sur place, les scientifiques mais également d’autres professions exercées sur place tel que cuisinier- ingénieur-médecin-chercheur-personnel d’entretien et de maintenance etc…bien évidemment il n’y a pratiquement pas de flore mais la faune que l’on y rencontre fait oublier cela, plusieurs familles de différents pingouins-lions de mer-otaries-morses-baleines-dauphins-albatros-pétrels-hirondelles des neiges etc… Les navigations au moteur d’Esprit d’équipe notre voilier, au milieu des icebergs furent des moments magiques, d’une beauté éclatante, des couleurs que l’on ne trouve nulle part ailleurs, parfois assis sur le pont on se prend à rêver, on se demande si c’est vraiment la réalité, j’y allais très souvent malgré le froid piquant, j’adorais me retrouver là, seul devant ce spectacle fabuleux, la couleur de l’eau est à l’égal du reste cela vire des différentes nuances de bleu aux verts les plus éclatants, la trame de l’eau évolue selon les vents, une mer d’huile laisse la place à un océan remuant, ce qui m’a coûté pendant la traversée aller-retour Ushuaia-Antarctique en doublant le Cap Horn des moments assez désagréables mais la magie de la découverte m’a largement fait oublier cela. Dans les starting-block un hivernage en Antarctique.J’avais auparavant découvert la Laponie le Goenland et l’Himalaya.
En image….
L’objectif de ce blog et de vous faire partager ma passion pour les rencontres avec des êtres de cultures différentes de la notre mais aussi pour les voyages que j’ai, peut-être par erreur diront certains, placé avant tout autre centre d’intérêt dans ma vie, je ne regrette rien de ce que j’ai entrepris même si un écrivain « François Mauriac » je crois, a toujours dit qu’il n’avait voyagé qu’au travers des autres par leurs écrits, que cela lui suffisait. Je ne suis pas d’accord, dans la mesure ou chaque personne a ses a priori et ne réagit pas de la même façon devant telle personne ou tel décor. Pour le moment une partie de l’Asie, le Ladakh en Inde du nord me fascine, j’y suis le plus souvent possible, été ou hiver, ce qui ne m’empêche pas de voir autre chose. Népal, Antarctique pour les derniers voyages et bien avant, Laponie, Groenland, Japon, Pérou, Guyane et quelques autres pays. Bon vent à tous, j’espère au travers de ce blog donner le goût à certain de partir avec un sac à dos et rencontrer, rencontrer encore des peuples qui ont beaucoup à nous apporter sur des modes de vie qu’ici en occident on est en train d’oublier, l’argent n’apporte pas tout, en tout cas pas l’essentiel pour moi.
Je suis Lobsang, nom donné par mes amis au Ladakh (région du nord de l’Inde dans l’Himalaya). Passionné par les voyages et la découverte de différentes cultures, je recherche la rencontre J’ai connu le Ladakh en 2004 en faisant le trek de la rivière gelée appelé aussi « Chaddar ». J’y ai rencontré mes amis Ladakhi qui m’ont adopté, depuis cette date je suis tous les ans auprès d’eux. En 2007 je suis parti à la rencontre des glaces en Antarctique sur un voilier, je n’y ai pas rencontré beaucoup de monde puisque l’antarctique est vide de population, mais les 5 personnes qui étaient avec moi sur le voilier mon apporté beaucoup .Juin 2008 direction Népal pour essayer de passer au Tibet, les postes frontières tenus par les chinois ne se sont pas ouvert. Ce qui m’a permis de découvrir Katmandou et ses environs ou j’ai vécu de très bons moments. je viens de passer une partie de l’hiver au Ladakh chez les moines Bouddhistes et me prépare à passer l’été avec eux.
JC en Antarctique et …
Lobsang au Ladakh
,







































































































